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2007/8/5
Bonne fête aux Abel, Félicissime, Nonna, Roger !

Dans une administration, plus qu'ailleurs et autant que dans l'armée au moins, tu dois te soumettre au supérieur, voilà pourquoi tu as tellement tendance à faire chier l'inférieur. L'inférieur, c'est ta compensation, ton aspro, ta soupape.
San Antonio, Les Con

Les années “Tupper”

Filed under: Humeurs — admin @ 00:00:29

Haut-Parleur

Ca m’a pris ce matin comme une envie de pisser…
J’étais sur mon vélo et je me demandais pourquoi, après quelques 10 ans, j’avais fini par ressortir spontanément l’album “Electric Ladyland” de “The Jimi Hendrix Experience“…

Voici donc une sorte de suite à cette chronique-là.

Le son n’est pas spécialement excellent, quoique: les guitares sont subtilement crades et toujours tièdes à point, la stéréo est approximative dans le sens où on entend souvent au casque l’ajustement panoramique d’une piste en cours d’exécution…

Par opposition à ce son, j’aurais tendance à penser à “Nevermind” de “Nirvana” ou au premier album de “Rage Against The Machine”.
Dans ces cas, le son est massif, impeccablement maximisé, les morceaux sont carrés: nickel… Mais voilà, à l’instar de ces superbes pommes starking calibrées que l’on trouve dès le début de l’automne dans les bacs des supermarchés: c’est joli mais c’est emmerdant.

Quand ça sonne toujours pareil, ça devient du bruit. Le moindre gimmick est instantanément reconnu comme tel et l’originalité du morceau s’en ressent.

J’ai un jour envoyé un CD de 20 pistes de Tompox à quelques impresarios. La réponse a été claire:
Si ce n’était qu’un problème de mixage, ça passerait encore, mais il n’y a pas de style précis, les morceaux s’enchainent sans se ressembler, c’est trop varié… Sissi, c’est ce que m’a dit Xenia (elle se reconnaitra) au téléphone.

Il leur faut des groupes qui jouent ce que les djeunz connaissent avec un son qui ne leur demandera pas d’adaptation, sinon c’est trop dur au niveau marketing.

J’ai essayé de retracer l’origine de cette tendance. M’inspirant de mes propres expériences, j’en suis finalement parvenu à la conclusion suivante: au début des années 80, je n’avais rien d’autre qu’un pauvre magnétophone low-fi sur lequel écouter mes copies de copies de cassettes audio (de chez Tandy, donc les moins chères). Impossible donc de profiter du grain des morceaux. Je pense que la plupart de mes contemporains ont connu ça.

Les studios ont, de leur côté, travaillé à faire passer leur son à travers mon brelon, les groupes à adapter leurs arrangements pour aller vers cette trompeuse puissance sonore.

Et, de fil en aiguille, nous nous sommes retrouvés avec le son trop propre d’aujourd’hui, artificiellement texturé à coup de modélisation pour ne plus offrir la moindre surprise.

Moralité: éteignez la télé et la radio pour composer. Utilisez du matos pourri. Faites ce qui vous plaira, vous ne trouverez peut-être pas le succès commercial, mais vous aurez la chance de vous être artistiquement accomplis.




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