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2005/10/10
Bonne fête aux Clair, Ghislain, Hugolin, Loth, Malo !

In every language, the first word after "Mama!" that every kid learns to say is "Mine!" A system that doesn't allow ownership, that doesn't allow you to say "Mine!" when you grow up, has -- to put it mildly -- a fatal design flaw.

From the time Mr. Developing Nation was forced to read The Little Red Book in exchange for a blob of rice, till the time he figured out that waiting in line for a loaf of pumpernickel was boring as fuck, took about three generations...

Decades of indoctrination, manipulation, censorship and KGB excursions haven't altered this fact: People want a piece of their own little Something-or-Other, and, if they don't get it, have a tendency to initiate counterrevolution.

Frank Zappa

Comme le chantait Bertignac…

Filed under: Zique — admin @ 07:29:55

Yamaha DX7

Années 80, années folles

Je réalise que ça fait un bail que je dois régulièrement ressortir mon argumentaire visant à re-créditer la musique des années 80 et… Aussi décidé-je ultimement de le bloguer en ce… beau… pluvieux ? nocturne lundi matin :

La plupart de mes connaissances s’accordent à dire que les années 70 étaient géniales, qu’on a eu Hendrix et Led Zep, mais aussi Abba, Boney M. … Et que les années 80 étaient pourrites.

J’aimerais leur signer que, nonobstant l’indiscutable qualité de la musique de cette décennie, c’était un ramassis de lieux communs sonores à côté duquel la musique des années huitante n’a aucunement à rougir.
Mis à part quelques miracles comme Magma(dont la réincarnation huitantesque, Offering, corrobore mon propos), les années 1970 étaient invariablement rythmées de la même façon… Un mélange de pop et de soul qui a donné le disco… Du rock progressif, du reggae…
Cherchons l’objet : il est en haut à droite. Le DX7.
C’est là qu’est la clef de cette époque :
Il s’agit en effet du premier synthé numérique à modulation de fréquence. Bon marché, il a ainsi rapidement pu se démocratiser. Puissant, solide et versatile, il n’était cependant pas aussi ergonomique que ses utilisateurs l’eussent désiré, c’est pourquoi ceux qui se sont risqués à le programmer y ont souvent laissé des plumes.

Le DX7 était le premier synthé numérique, mais pas le seul, mais comme c’est plus court à écrire, je vais rester dessus même si de scrupuleux lecteurs n’hésiteront pas à fustiger mon incompétence en citant, qui son D-50, qui son 01/W FD

Le successeur du DX7, le FS1RLe DX7 sonnait, ses nappes étaient fines et précises mais ce qui en reste, en 2005, ce sont les basses.
La plupart des tubes de mes années favorites l’utilisent. Ce gros son ciselé un peu plus bas-medium bass-boosté que basse-tout-court, qu’on entend sur les morceaux de Depeche Mode, Partenaire Particulier, Yazoo, Bronski Beat, Duran Duran… C’est le DX7, le deuxième synthé le plus vendu de tous les temps (le M1 de chez Korg avec séquenceur MIDI emportant la palme d’or).
Alors, le DX7 a été à l’origine d’une déferlante de claviéristes qui ont tous recherché à l’inclure dans les compos de leurs groupes et c’est là qu’est l’explication de ce style : Sans ligne définie, sans producteur trop axé “rentabilité”, il a fallu intégrer ces sonorités dans les genres existants avant, de prendre le problème à l’envers : Créer des styles restituant l’esprit de ces nouvelles sonorités.
La plupart des morceaux alors composés ont été essentiellement expérimentaux, et c’est normal ! Le compositeur moderne doit faire abstraction d’un style ou d’une mode. Il pense à captiver son audience, ou, s’il s’agit de belles jeunes femmes, à les faire danser jusqu’à l’épuisement.

Que nous reste-t’il de ces années ? Les noms sus-cités + quelques autres. Les autres ont sombré dans l’oubli alors que leurs échecs avaient jalonné le succès des survivants. C’est triste mais normal. Où serait Bowie, sans l’opportunité créative que lui avait donné cette période ?

Donc, en résumé, les années “soissante” étaient marquées par le passage du rock à la pop, les années “septante” par le passage au progressif et au disco (avec le début du reggae), les années “huitante” ont du intégrer de nouvelles sonorités dans l’équation, ce qui a donné la pop-80s, la new wave, le smurf, la techno, le hard FM, le zouk… Regardez les tops 50 de l’époque : Quelle diversité !
Les années “neuneutes” ont commencé par une re-classification de toute la musique électronique (mauvaise idée, AMHA : Cela enferme les indécis que de leur imposer un tempo ou des gimmicks) et se seraient sans doute effondrées sans l’avènement de la World Music, même si, à l’instar du Grunge, celle-ci est arrivée bien avant. Il y a aussi eu cette fausse mode qu’était le Grunge et dont le seul intérêt a été l’intégration de sonorité moins propres dans cette musique trop lêchée par ailleurs.
Les années 2000 ? Ce sont les années RIAA. De la musique aseptisée, des producteurs qui râlent quand on leur envoie des démos au contenu trop varié. Ils veulent du répétitif, du con. Il veulent rentabiliser leur capital en ne se livrant qu’à la seule promotion de productions éculées. Heureusement, il existe désormais de nombreuses alternatives indépendantes, ainsi que l’Internet. Nous bénéficions donc d’une certaine pérénité en ce qui concerne les nouveaux producteurs (c’est désormais le nom d’un auteur-compositeur-interprête) ou remixeurs. On ne sait pas encore ce qui ressortira des années en cours mais l’avènement des home-studio totalement informatiques me laisse augurer de bonnes choses.

Bon, le jour s’est levé, je peux enfin répondre à ma question existentielle précédente : “beau”. :-)



Webcam@Berninfo.ch


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